Haru clôtura sa déclaration d’un sourire, les joues rosies par le froid et la gêne. Bordel… C’était d’un cliché ! La lune les éclairait de ses rayons brumeux, dessinant des reflets argentés sur les iris de Yangchen. Troublé, il fuit son regard, focalisant son attention sur les dalles qui habillaient la coursive extérieure.
Aucune réaction.
Il attendit, patiemment, ses espoirs cristallisés autour de ce contact fragile qu’elle l’autorisait à conserver.
Un pas en avant. Il redressa la tête.
Elle effleura sa nuque d’une main, agrippa le dos de sa chemise de l’autre et se pressa contre lui à tel point qu’il ressentit, contre sa poitrine, le cœur de Yangchen battre à un rythme effréné. Haru réagit à retardement, encercla sa taille de ses bras, blottit sa joue contre ses cheveux. Il peinait à réaliser la signification de cette étreinte, submergé par des sensations et des sentiments qu’il s’interdisait depuis bien longtemps.
Elle reste.

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